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Avis, conseils et témoignages d’expats sur les cours du CNED

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Les cours à distance du CNED sont les plus connus des familles francophones vivant à l’étranger ou parcourant le monde. Organisme d’État, ses programmes ont l’avantage d’être reconnus par toutes les écoles françaises, facilitant ainsi la transition avec un autre système scolaire. Pourtant, ils ne font pas l’unanimité parmi les parents expatriés. Nous avons donc recueilli leurs témoignages afin de comprendre les avis mitigés et de bénéficier de leurs conseils.

Pin - à retenirEn préambule…
Pour les expatriés, le maintien d’un niveau scolaire équivalent à celui attendu par l’Éducation nationale, en français ou dans d’autres matières, suscite beaucoup de questions et de vastes débats. Nous avons consacré tout un dossier au choix d’un cours à distance adapté à votre enfant expatrié tant il y a de solutions selon les profils. Nous nous limiterons donc ici aux cours pour expatriés proposés par le CNED.

Les cours du CNED pour expats, avantages et contraintes

Pour les élèves vivant à l’étranger le CNED propose un programme Scolarité complémentaire internationale et des cours à la carte (cliquez sur ce lien pour lire l’article qui les présente en détails). En 2 mots, la Scolarité complémentaire internationale est le programme développé spécialement pour les expats. Il permet à votre enfant de suivre à distance, en parallèle de sa scolarité dans un établissement du pays d’expatriation, une formation allégée autour des 3 matières fondamentales dans son niveau.

Comme tout autre enseignement à distance, celui du CNED représente des avantages mais aussi des contraintes, plus ou moins faciles à gérer selon votre situation familiale.

Des avantages non négligeables

  • La formation est conforme aux programmes officiels.
  • Elle est peu coûteuse par rapport à des cours de français avec un professeur : pour environ 200 € vous recevrez de quoi suivre les cours de toute une année dans une matière, et des professeurs corrigeront les évaluations.
  • Elle vous procure une attestation qui sera utile en cas de poursuite des études dans le système éducatif français (même si les écoles doivent normalement aussi faire passer des tests à l’enfant pour s’assurer de son niveau).
  • Elle n’engage à rien, on peut essayer et abandonner, on peut utiliser les cours sans passer les évaluations, bref on est maître de son destin!
  • Tous les niveaux sont disponibles, de la maternelle à la terminale. Selon les classes, vous recevez des cours et des devoirs, en version papier ou numérique ou les deux (version numérique pour le collège et lycée uniquement).

Des contraintes… non négligeables aussi

  • Des programmes peu flexibles
    Malgré les efforts du CNED pour adapter ses programmes aux expatriés, les méthodes d’apprentissage sont à l’ancienne et les contenus paraissent indigestes aux enfants qui ne sont pas accompagnés. De plus, on ne trouvera pas d’options pour personnaliser les programmes, par exemple pour des enfants DYS ou pour ceux qui ont envie d’aller plus loin en maths, en littérature, en langues, etc. Pour ceux-là, nous vous invitons à explorer d’autres cours comme le Cours Griffon ou l’EIB à distance.
  • Un réel engagement pour valider une année
    Pour un enfant qui utilise simplement les cours d’une matière (par exemple pour conserver un niveau satisfaisant en français à l’oral et à l’écrit), quelques heures par mois et de la bonne volonté suffiront à remplir cet objectif. En revanche, s’il s’agit de valider l’année pour réintégrer le système scolaire français (obtenir une attestation montrant des bonnes notes dans toutes les matières), il faudra y consacrer beaucoup de temps et suivre une discipline stricte.
  • Un investissement énorme d’un parent ou tuteur
    C’est généralement aux parents que revient la lourde tâche de motiver, d’expliquer, de réconforter, de récompenser… Beaucoup avouent ne pas s’en sortir et mettre en péril la relation avec leurs enfants. Certains préfèrent déléguer à un professeur ou tuteur. Nous en reparlons dans les témoignages ci-dessous.

Un enfant fait ses devoirs du CNED

Témoignages et avis d’expats

Vous l’avez compris, il faut être prêt pour s’engager avec le CNED : savoir comment ces heures de travail supplémentaires vont rentrer dans l’emploi du temps familial, qui va assister l’enfant, et comment on va récompenser ses efforts. Les témoignages ci-dessous vous aideront à trouver des idées et bonnes pratiques.

La maman super prof

Chez Catherine, expatriée dont les 3 enfants ont été scolarisés pendant plusieurs années dans une école publique américaine, le CNED a permis de suivre le programme de français et de maths pendant 6 ans. Une fois par semaine, au plus tard le samedi après-midi, 1h à 1h30 était consacrée aux leçons de français du CNED. Cette séance était non négociable.

Catherine avait choisi de réduire à 1h30 ces exercices car elle devait assister chacun de ses enfants individuellement, mais pour réussir à faire tenir le programme de français sur cette période, il fallait être efficace : par exemple passer rapidement sur des sujets similaires à ceux étudiés à l’école américaine ou sur des leçons assimilées les années précédentes. Et pour cela, il aurait été impossible de remplacer le parent par un tuteur.

Pour les maths l’organisation était un peu plus souple car les leçons étaient rapidement apprises lorsqu’elles avaient déjà été abordées à l’école américaine. Les enfants s’organisaient pour étudier et rendre leurs devoirs en temps voulu par rapport au planning établi sur l’année.

Résultat : grâce à leur bon niveau en français, les 3 enfants ont facilement réintégré une école bilingue où ils peuvent choisir entre le bac français option internationale et le baccalauréat international. De plus, les leçons de mathématiques des programmes français et américain leur ont permis d’acquérir deux méthodes différentes qui ensemble, les ont amené à un excellent niveau. Selon les exercices, ils privilégient la rigueur française ou la créativité américaine (le « think out of the box » est également valable en maths).

Selon Catherine, « Cela vaut le coup d’y consacrer du temps, mais cela suppose une discipline et un encouragement régulier des parents car il est vrai que c’est un travail additionnel qu’on leur demande. Pour les motiver nous avions mis en place un système de récompenses : à chaque évaluation de maths effectuée, chaque enfant recevait un peu d’argent de poche en fonction de son âge. Si un jeu vidéo leur faisait envie, ils mettaient facilement les bouchées doubles sur le CNED ! ».

Le professeur, ce tiers dans la gestion de l’enseignement

Marie, expatriée et maman d’une petite fille de 5 ans qui n’avait pas commencé en France l’apprentissage du français à l’école, aimerait lui enseigner comment lire et écrire la langue qu’elle parle depuis sa naissance. Pourtant elle-même professeur de langue, elle renonce à donner des cours à ses propres enfants. « C’est totalement différent pour moi, et eux aussi n’ont pas la même écoute qu’avec un professeur extérieur à la famille. Je n’ai ni l’autorité ni la patience et ma fille n’aura pas l’attention et la concentration qu’elle a à l’école. Je préfère déléguer à quelqu’un qui lui donnera des cours de français de façon efficace, et lui enseigner d’autres activités plus ludiques de mon côté. »

Parents VS professeur, ça se discute… certains pensent qu’ils sont plus aptes car ils connaissent par cœur leurs enfants, d’autres préfèrent éviter les négociations à n’en plus finir autour des devoirs. Si c’est votre cas, vous avez plusieurs possibilités :

  • Vous offrir les services d’un prof particulier qui accompagnera votre enfant toute l’année, si possible en venant à votre domicile pour travailler plus facilement sur les cahiers du CNED.
    ⇒ Le budget sera significatif et c’est difficilement faisable pour plusieurs matières.
  • Partager les frais d’un tuteur avec une autre famille dont l’enfant suit le CNED au même niveau.
    ⇒ Vous réduisez un peu le budget mais en ajoutant des contraintes de collaboration (organisation, rythme et avancées scolaires de chaque enfant…).
  • Inscrire votre enfant aux cours de soutien au CNED proposés par le CEFEL, une structure qui a développé des cours en petits groupes pour les enfants expatriés suivant 1 ou plusieurs matières du CNED.
    ⇒ Vous bénéficiez de vrais cours animés par un professeur à distance mais vous devez trouver un horaire parmi ceux qui sont proposés.

 EN SAVOIR PLUS »  Découvrez comment les cours du CEFEL peuvent changer totalement la donne sur le suivi du CNED et les résultats scolaires de votre enfant.

La jeune fille au-pair française

Maxime lui, a 2 enfants nés en expatriation et scolarisés dans une école locale. Avec son épouse, ils ont choisi la solution d’une jeune fille au-pair française. « En plus de l’aide dans la gestion du quotidien des enfants, c’est une bonne solution pour pratiquer le français : elle leur parle français dès qu’ils sortent de l’école, ce qui équilibre le temps passé dans les 2 langues, et elle peut les aider dans des devoirs en français comme ceux du CNED. »

Quand les deux parents travaillent, il est illusoire de penser qu’ils pourront eux-mêmes assister leurs enfants dans un programme complet du CNED, en plus des devoirs de l’école… et de toutes les choses qu’on souhaite découvrir en expatriation. Maxime l’a vite constaté : « On n’a pas envie de passer le peu de temps qu’on a avec eux à faire des exercices de français, et quand on rentre le soir les enfants sont fatigués, ce n’est pas le bon moment pour parler de règles de grammaire. » Un(e) au-pair français est à la fois une solution pour l’aide aux devoirs du CNED et pour compléter la théorie par la pratique quotidienne.

Vous n’êtes pas seuls !

Réussir un programme du CNED n’est donc pas si simple lorsque l’enfant suit déjà un programme scolaire en parallèle et qu’en plus, il doit s’intégrer dans un nouvel environnement, se faire de nouveaux amis, découvrir des activités, etc.

Pour s’encourager entre parents expatriés et pour partager nos bonnes idées, nous avons créé un groupe Facebook dédié à ce challenge de conserver la langue et la culture maternelle alors que les enfants sont immergés dans une culture différente. Rejoignez le groupe Expatriés francophones, transmettons notre langue et notre culture, vous y trouverez des astuces et des infos sur plein d’autres méthodes pour conserver le français.

Groupe Facebook Transmettre la langue et la culture françaises


Pour être certain de faire le bon choix entre les différents cours à distance pour expatriés, consultez les autres articles de ce dossier :

Les cours à distance pour évoluer à son rythme

→ Cours Griffon : Travailler chaque matière à son rythme du CM2 à la 3ème
→ Vivaling : Des cours sur-mesure en français langue maternelle
→ Bon voyage : Des cours de français langue maternelle aux USA

2 COMMENTAIRES

  1. Je viens d’inscrire ma fille au CNED CM1 scolarite hemisphere Sud (annee scolaire de janvier a decembre). Apres l’inscription, on nous annonce une absence de suivi en juillet-aout. Tres moyen
    Et surtout, apres quelques jours de travail, j’ai realise que le contenu des cours n’est EN RIEN adapte ou reduit. Il faut prevoir 1h30 de francais, 1h de maths et 30 mn d’histoire-geo, soit 3h en tout PAR JOUR apres une journee d’ecole 180 jours par an.
    Totalement irrealiste et pas du tout les « quelques heures de travail par semaine » mises en avant par le CNED. 15 heures par semaine, ce n’est pas quelques heures!

    • Merci de ce témoignage. Pour bien comprendre la charge de travail, pouvez-vous préciser si vous avez inscrit votre fille à la Scolarité Complémentaire Internationale (et non pas au programme de cours complets)?

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