Vous prévoyez un voyage à l’étranger ? Que ce soit pour des vacances, des études ou un travail, vous devez vous poser quelques questions sur les obligations liées au pays visité, et ce le plus tôt possible. Voici un résumé des formalités et bonnes pratiques pour partir sereinement à l’étranger.
Obtenir un ESTA, AVE, ETA ou un Visa !
Les formalités obligatoires dépendent bien sûr du pays que vous visez mais aussi de la durée et de l’objectif de votre voyage. Elles sont souvent assez simples pour un voyage touristique ou un séjour linguistique de courte durée, mais plus compliquées pour des séjours de longue durée surtout si vous voulez y étudier ou y travailler.
Depuis la mise en œuvre de l’espace Schengen (comprenant les pays de l’Union Européenne moins l’Irlande et le Royaume-Uni, plus quelques autres) les contrôles frontaliers ont été éliminés entre les pays membres et les formalités pour y séjourner sont réduites. En revanche si vous voyagez dans d’autres pays, méfiez-vous car les formalités peuvent être plus nombreuses et surtout plus longues.
Chaque pays détermine si tel ou tel ressortissant doit fournir un visa pour entrer sur son territoire. Bien souvent les pays d’Afrique et d’Asie en demandent (la Chine par exemple). L’Australie, le Japon ou le Brésil, en revanche, n’en demandent pas. Quelques pays fournissent le visa à l’arrivée, comme l’Egypte par exemple, mais la plupart du temps vous devez l’obtenir avant de partir.
Consultez les sites web des ambassades pour être sûr d’avoir l’information la plus à jour et évitez les demandes de dernière minute : une demande de visa prend souvent entre trois et cinq semaines.
Outre les visas, certains pays ajoutent d’autres formalités pour pouvoir pénétrer sur leur territoire. Pour aller au UK, aux États-Unis ou au Canada, même quelques heures, vous devez obtenir une autorisation spécifique.
Attention, il est inutile de passer par des sociétés qui proposent de faire pour vous ces demandes d’autorisation, elles vous factureront bien plus alors que les démarches sont très simples.
Pour vous rendre au Royaume-Uni, depuis le 2 avril 2025 il vous faut un ETA (Electronic Travel Authorisation). Vous ferez votre demande via l’application UK ETA App disponible sur le site du gouvernement britannique. Elle vous coûtera la modique somme de 16 livres sterling…
Notez que si votre enfant mineur s’y rend lors d’un voyage scolaire, il sera exempté de l’obligation d’ETA mais devra être muni d’une autorisation de sortie de territoire, d’une copie des papiers d’identité de ses parents et d’un passeport ou d’une carte d’identité valide.

Pour les USA, il faut remplir le formulaire ESTA qui vous demande des renseignements précis, en plus de quelques questions plus originales (« pensez-vous commettre des actes terroristes sur le sol américain ? »). L’ESTA coûte environ 15 dollars, il suffit de le remplir en ligne sur le site du gouvernement américain.
Pensez à l’imprimer avant de partir, bien que ce ne soit pas obligatoire étant donné qu’il est enregistré dans leur base de données. Jérôme nous a raconté qu’il a dû attendre plus d’une heure à la douane américaine (en plus de l’heure précédente pour faire la queue!) car une panne de serveur empêchait tout simplement le douanier de vérifier son ESTA en ligne.
Pour le Canada, c’est l’AVE (Autorisation de voyage électronique) qui coûte 7 dollars canadiens. Elle est nécessaire même pour un transit par un aéroport canadien. Là aussi, rendez vous sur la page officielle du gouvernement canadien pour faire votre demande.
Autorisation de sortie de territoire pour les mineurs
Si le voyageur est mineur, et qu’il part à l’étranger seul ou avec une autre personne (c’est-à-dire sans l’un de ses parents), il doit avoir en sa possession une carte d’identité ou un passeport valide, et une autorisation de sortie du territoire (AST). Et ce, même si le voyage est dans un pays de l’Union européenne ou de l’espace Shengen.
Il peut y avoir d’autres règles à prendre en compte selon la nationalité du parent signataire. Renseignez-vous bien si votre enfant part seul pour un séjour linguistique par exemple.
Quid des vaccins ?
Vos vaccins doivent impérativement être à jour pour partir à l’étranger, et cela même si votre destination n’est pas réputée pour héberger des cas de maladies mortelles. N’attendez pas d’attraper une bonne turista (la « diarrhée du voyageur » pour les non-initiés) pour vous en inquiéter.
Adressez-vous à votre médecin pour savoir ce qu’il préconise comme vaccin ou médicaments à emporter, et pour vous assurer que votre séjour ne va pas vous malmener si vous suivez un traitement ou présentez des vulnérabilités (allergies…). Si c’est un pays un peu exotique, contactez le Centre de Vaccination de votre région afin de connaître les vaccins (hépathite, fièvre jaune…) ou médicaments nécessaires pour votre voyage (contre le paludisme par exemple). Et n’oubliez pas une petite trousse de secours avec le nécessaire pour désinfecter une plaie, soigner une petite blessure, enlever une écharde ou des tiques, soigner un estomac peu habitué aux denrées locales, etc…
Nul n’est censé ignorer la loi
Vous avez probablement entendu parler de ressortissants pour qui le voyage est devenu un vrai cauchemar lorsqu’ils ont eu affaire à la police locale. Vouloir rapporter un souvenir interdit, se croire invulnérable parce qu’on est un simple touriste, consommer un produit illicite sous prétexte que les locaux le font, autant de mauvaises idées qui ont amené certains à fréquenter les prisons peu attirantes des pays visités. En deux mots, renseignez-vous sur les lois du pays où vous allez séjourner car là-bas comme ici, nul n’est censé ignorer la loi !
Préparatifs avant le départ
Il est temps de partir. Mais avant, un dernier check-up s’impose pour vous assurer de ne rien oublier. Avez-vous bien pensé à emporter :
- Votre passeport / carte d’identité et le cas échéant l’autorisation d’entrée sur le territoire.
- Votre carte bancaire internationale et un peu d’argent liquide, en euros et éventuellement dans la monnaie locale, au cas où vous auriez des soucis pour retirer de l’argent sur place.
- Votre permis de conduire si vous comptez louer une voiture, et éventuellement votre GPS en achetant la carte du pays si vous voulez éviter d’en louer un.
- Votre carte européenne d’assurance maladie si vous voyagez en Europe.
- Une trousse à pharmacie : les pharmaciens ne parleront pas français et votre vocabulaire en langue étrangère n’inclut pas forcément toutes les parties du corps… Emportez donc pansements, désinfectant, anti-douleurs et fièvres, anti-diarrhéique, etc. De rares pays comme la Géorgie restreignent l’entrée et la sortie des médicaments, mais de manière générale il n’y a pas de limitation.
- Un adaptateur électrique.
- Et bien sûr votre smartphone ! Sans lui, on est vite perdu. Dictionnaire, traducteur, outil de navigation… vérifiez le coût des données à l’étranger selon votre forfait car vous pourriez bien exploser le volume de data consommées. Et si ce n’est pas inclus, pensez à couper les données à l’étranger et à utiliser seulement le wifi une fois dans le pays.
Et pour terminer, voici quelques dernières recommandations pour que vous soyez totalement serein:
- Si c’est votre enfant qui part, expliquez-lui bien le surcoût en cas d’appel ou de SMS depuis l’étranger, et le volume de données à l’étranger auquel il a droit avec son forfait.
- Vérifiez ce que couvre l’assurance de votre carte bancaire si vous avez payé votre voyage avec cette carte (elle inclut en général une assurance pour vous et votre conjoint et vos enfants). Si vous n’avez pas réglé avec cette carte ou si vous voulez plus de garanties, contractez une assurance voyage complémentaire. Les tarifs étant très variables, demandez plusieurs devis.
- Gardez une photocopie de vos papiers et des assurances qui pourraient être sollicitées, évidemment à un endroit différent des originaux pour les avoir en cas de perte ou de vol.
- Donnez à vos proches les informations précises sur l’endroit où vous vous rendez : coordonnées de l’hôtel, nom de l’aéroport, numéros pour vous contacter, etc.
Il ne reste plus qu’à vous souhaiter un bon voyage. Osons quand même un dernier conseil : saisissez la moindre occasion pour parler aux autochtones, c’est auprès d’eux que vous apprendrez le plus de choses et c’est grâce à eux que votre séjour sera une belle expérience humaine, culturelle et linguistique.










